Les trois députés wallons de l’arrondissement de Liège, Philippe DODRIMONT, Diana NIKOLIC et Fabian CULOT sont intervenus ensemble la semaine dernière au Parlement de Wallonie pour débloquer les dossiers liégeois liés à la mobilité. Tram, transports en commun, fret ferroviaire, aéroport, aménagements routiers, mobilité douce… Petit tour d’horizon de leurs priorités d’aujourd’hui pour demain !

 

AÉROPORT

Philippe DODRIMONT, tout d’abord, en commission des infrastructures, a rappelé tout son attachement à une liaison ferroviaire directe entre Liège-Guillemins et l’aéroport de Bierset. « Un aéroport digne de ce nom, dans le top 5 des aéroports de fret en Europe, ne peut se passer d’une liaison directe avec le réseau ferroviaire », explique-t-il.

C’est important dans la perspective du développement d’entreprises sur le site, surtout dans la perspective d’une ligne de fret ferroviaire. « A l’heure où on investit dans une liaison ferroviaire Mer du Nord-Méditerranée qui évitera chaque semaine de mettre des milliers de camions sur les routes, Liège ne peut pas se permettre d’être déconnecté du maillage européen » plaide le député.

Mais la présence d’un aéroport en développement continu a une contrepartie : celle de s’assurer que l’équilibre entre le développement économique souhaité et le bien-être légitime des riverains soit maintenu. C’est en ce sens que Fabian CULOT et Diana NIKOLIC sont intervenus auprès du Ministre Jean-Luc CRUCKE qui a ainsi pu confirmer que : « Le plan d’exposition au bruit, qui est en évolution permanente, sera revu cette année. Le réseau de sonomètres autour de l’aéroport est désormais opérationnel, et d’ici peu, les arrêtés permettant de sanctionner les compagnies qui font trop de bruit entrera en vigueur ».

En outre, le Ministre va relancer les comités d’accompagnements, et chaque personne qui s’estime exposée au bruit, même en dehors de la zone d’exposition du PEB, peut demander une mesure de son exposition au bruit. Si la mesure est positive, elle ouvrira le droit aux primes à l’insonorisation.

 

AUTOROUTE A602

Autre site particulièrement exposé au bruit, les abords de l’A602 vers Ans ont eux aussi fait l’objet d’une question de Diana NIKOLIC : « Les travaux d’implantation du CHC / MontLégia ont modifié la perception sonore des environs, vers Ans et le quartier Naniot » souligne-t-elle. « Je souhaite qu’on puisse réfléchir à des solutions d’isolation acoustique sur ces secteurs, remblais ou panneaux antibruit ». Le Ministre DI ANTONIO a répondu que la végétation enlevée pendant les travaux serait replantée au printemps, que la limitation de la zone à 90 km/h serait maintenue et que son administration étudierait les mesures à prendre en fonction de mesures objectives du bruit.

 

TRAM ET BUS

Autre dossier d’importance, l’arrivée du tram. Fabian CULOT a rappelé la position du MR liégeois au Ministre DI ANTONIO : « Nous voulons un tram de Seraing (Jemeppe) à Herstal Basse Campagne. Les marges dégagées par l’appel d’offres du premier tronçon doivent nous permettre d’envisager l’extension. Ne perdons pas de temps : lançons dès à présent les études pour enchaîner les extensions au tronçon liégeois dès que possible ».

Le Ministre lui a répondu que si le contrat actuel avec les partenaires privés ne prévoit que la portion Coronmeuse-Sclessin, et ne peut être modifié, le lancement d’une seconde phase a tout son sens. « Etendre le tram à Seraing permet de relier un campus de 10.000 étudiants, une gare des bus, un nœud autoroutier… C’est essentiel ! »

D’autant plus essentiel que, consultée dans le cadre du Plan Urbain de Mobilité, l’Université de Liège a fait part de ses souhaits en matière de mobilité : une ligne 48 à haut niveau de service, et une prolongation de la ligne 58 jusqu’au centre-ville en attendant l’arrivée du tram et une ligne 148 en rive droite.

Là encore, Carlo DI ANTONIO s’est voulu rassurant : la création de la ligne 148 et la transformation de la ligne 48 sont bien intégrés dans le PUM, et seront donc mis à l’étude rapidement. Quant à la ligne 58, son opportunité sera examinée en parallèle avec les travaux du tram. « Il faut anticiper, plaide Fabian CULOT. Ce n’est pas lorsque les difficultés se posent qu’on doit commencer à réfléchir aux solutions ».

 

USAGERS FAIBLES

Suite au dramatique accident survenu au Pont de Fétinne, Diana NIKOLIC a rappelé la demande qu’elle porte depuis plusieurs années : un aménagement du Quai des Ardennes de Chênée jusqu’au carrefour avec le Pont de Fétinne. L’idée étant de s’inspirer des aménagements du Quai de Rome où tous les modes de déplacement ont désormais leur place.

Les deux extrémités faisant l’objet de dossiers pratiquement ficelés, il reste à intégrer le tronçon compris entre le Pont des Grosses Battes et le Pont de Fétinne. « C’est encore possible » dit Carlo DI ANTONIO qui remettra son plan d’investissement au Gouvernement mi-mars. D’ici là, la Liégeoise a remis au Ministre la motion votée par le Conseil Communal, qui plaide notamment pour une limitation de vitesse, des contrôles radars et la création de passages pour piétons sécurisés. Carlo Di Antonio s’est engagé à faire examiner le dossier par son administration au plus vite, et si des mesures provisoires sont possibles, à les mettre en œuvre sans attendre la finalisation du projet global.

Dans une autre question, Diana NIKOLIC a également insisté sur la sécurisation des pistes cyclables : « En Flandre, on appelle bandes de la mort ces pistes cyclables qui ne sont pas protégées du reste de la circulation. L’été dernier a été particulièrement meurtrier. J’ai donc insisté auprès du Ministre pour conditionner le subside aux pistes cyclables à leur sécurisation. On ne pourra pas changer les mentalités et promouvoir l’usage du deux roues tant qu’on ne leur donne pas des sites adaptés. » explique-t-elle.

Enfin, s’agissant du Ravel de l’Amblève, Philippe DODRIMONT a pu débloquer auprès de Liège-Europe-Métropole un budget de près de 500.000 euros pour enfin faire avancer concrètement ce dossier. Grâce à cette intervention de la supracommunalité liégeoise, les communes d’Aywaille, de Sprimont et de Comblain-au-Pont ont déjà pu initier les premières études. Le plan RAVEL de la Wallonie comprendra ce tracé supplémentaire pour la mobilité douce et complètera celui de l’Ourthe qui devrait être terminé en 2019.