Liège, une métropole citoyenne

 

Il n’y a pas de métropole forte sans citoyens libres. Une métropole citoyenne garantit à ses citoyens leurs libertés, et un équilibre entre droits et devoirs. Elle permet également de sauvegarder les valeurs démocratiques face aux mouvements populistes et extrémistes, et doit également garantir l’accès à une information libre et pluraliste.

Même si les expériences personnelles de vie peuvent nourrir leur lot de griefs légitimes, soutenir des mouvements extrémistes n’est pas une option. Les Liégeois se sont d’ailleurs toujours battus pour gagner et pour préserver leur liberté contre toutes les formes d’obscurantisme.

A l’occasion des dernières élections communales et provinciales, notre province a pourtant connu un vote important en faveur de courants populistes et extrémistes, et singulièrement en faveur de l’extrême-gauche. Or, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche, ces partis n’apportent jamais la prospérité qu’ils promettent. L’Histoire l’a d’ailleurs démontré. Là où se sont développés des régimes fascistes ou communistes, c’est toujours la violence qui s’est installée, et souvent la pauvreté. Afin de lutter contre ces courants de pensée par l’éducation et la citoyenneté, j’ai eu l’occasion de déposer une proposition de résolution contre les extrémismes au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Rejetée pour l’heure par les autres partis, ce combat doit être poursuivi au nom des valeurs démocratiques qui doivent rassembler l’ensemble des démocrates.

L’accès à l’information est aujourd’hui devenu un enjeu majeur pour notre société. Confronté aux “fake news” et aux idées faciles mais souvent inapplicables, le débat public mérite d’être enrichi d’une presse libre et pluraliste. Or, la presse écrite ne se porte pas bien.

Pourquoi ? D’une part, parce que nous achetons de moins en moins de journaux, c’est un fait. D’autre part, parce que la presse papier retire de moins en moins de revenus de la publicité : le développement de la presse en ligne entraîne un déplacement de la publicité des traditionnels supports papiers vers le numérique, sans toutefois que les gains de l’un compensent les pertes de l’autre.

Il est devenu bien plus simple de consulter l’actualité gratuitement sur son navigateur ou sur une application pour smartphone que d’aller à la librairie pour acheter un journal. Cette habitude a malheureusement affaibli les éditeurs de presse. Si ceux-ci tentent de plus en plus de conditionner l’accès à leurs articles en ligne au paiement d’un prix, force est de constater que les démarches d’abonnement restent fastidieuses, et que l’internaute a souvent tendance à passer son chemin, se privant de l’information qu’il souhaitait pourtant consulter.

La gratuité n’existe pourtant pas, et la liberté et la diversité de la presse passe notamment par une juste rémunération de celles et ceux qui travaillent à nous informer. Or, les difficultés rencontrées par la presse ont entraîné une dégradation des conditions de travail de nombre de journalistes, particulièrement ceux occupés sous statut d’indépendant.

Mon ambition est d’encourager la mise en place d’un Spotify de la presse, comme cela existe pour la musique. L’utilisateur paye un abonnement mensuel raisonnable et bénéficie en contrepartie d’un accès à une partie ou à la totalité des journaux du jour. Il s’agit là d’une opportunité de garantir une pérennité au secteur de la presse écrite, d’assurer au citoyen de pouvoir bénéficier facilement et à prix abordable d’une information riche et diversifiée, et de contribuer ce faisant à l’amélioration des conditions de travail du journaliste. La proposition de résolution que j’ai déposée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles reprend par ailleurs un plan d’action ambitieux en faveur du secteur de la presse, qui je l’espère pourra être mis en oeuvre à l’occasion de la prochaine législature.

Une métropole citoyenne, c’est également une métropole qui écoute les colères exprimées, et qui y répond de manière concrète, sans fausses promesses, mais avec rigueur et intelligence.

Ces derniers mois, plusieurs mouvements citoyens ont permis à des colères ou des préoccupations sociétales majeures d’être exprimées. Ces manifestations sont organisées au départ le plus souvent des réseaux sociaux, et non plus au départ de mouvements de la société civile (syndicats, ONG, partis, etc.). Elles portent sur des revendications de notre temps, et parlent à la majorité d’entre nous : les gilets jaunes mettent en avant la question du pouvoir d’achat et du prix du carburant, tandis que les marcheurs pour le climat, jeunes étudiants ou non, veulent des actions fortes, concrètes et immédiates en matière d’environnement et de protection de la planète.

Beaucoup d’avancées ont pu être engendrées ces dernières années dans ces domaines. J’ai l’occasion d’y revenir notamment sous les chapitres “Métropole durable” et “Métropole ambitieuse” que je vous propose. Ainsi, à lui seul le tax shift a permis de revaloriser le travail en boostant le salaire poche. Il a rapporté parfois près de 150 euros net en plus par mois, soit un 13ème mois. La protection de notre environnement n’est pas en reste avec notamment le développement de l’éolien off-shore ou le développement du secteur photovoltaïque.

Mais il faut aujourd’hui aller plus loin et amplifier nos actions en la matière. Loin d’être contradictoires, les préoccuations exprimées pour plus de pouvoir d’achat et de bien-être d’une part, et pour une meilleure protection de notre environnement d’autre part, démontrent que la solution à la question du climat ne peut pas résider dans la décroissance. Au contraire, c’est par le soutien à la recherche et à l’innovation que nous pourrons assumer les défis liés au changement climatique, tout en ne portant pas atteinte aux droits et libertés individuels qui font de nous des citoyens libres et responsables.

 

Contact

Fabian CULOT

Député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Chef de groupe MR à Seraing

rue de Fraigneux, 101 - 4100 Seraing
rue Ferrer, 13 - 4100 Seraing

+32 (0) 4 338 10 49
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