Liège, une métropole durable

 

L’enjeu climatique est incontestablement le défi du 21ème siècle. Ces derniers mois, des dizaines de milliers de citoyens et d’élèves ont marché pour une politique climatique et environnementale à la hauteur des enjeux 

Au-delà des petits gestes à adopter au quotidien, les pouvoirs publics ont la responsabilité d’apporter des réponses structurelles face au défi climatique. Fort heureusement, la politique menée ces dernières années a déjà permis d’engranger des avancées importantes, mais la route est encore longue.

Durant cette législature, le Gouvernement fédéral a :

  • confirmé la sortie du nucléaire en 2025 ;
  • soutenu le développement de l’éolien offshore, qui produira en 2030 l’équivalent de quatre centrales nucléaires.

Pour sa part, le Gouvernement wallon a :

  • réformé le mécanisme des certificats verts ;
  • fait décoller le photovoltaïque résidentiel qui fonctionne désormais sans subsides ;
  • établi le cadre pour la mise en place des compteurs intelligents ;
  • soutenu l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques ;
  • prévu de faire émerger une filière industrielle complète de recyclage du plastique.

 

Penser global, agir local ! La mobilité est un enjeu sociétal majeur : si on ne peut plus imaginer un avenir selon le modèle du tout à la voiture, le droit à la mobilité de chacun doit également être préservé. Liège est cependant devenue la ville la plus embouteillée de Wallonie et la troisième du pays : chaque année, les embouteillages à Liège et dans sa périphérie font perdre 59 heures aux automobilistes.

La mobilité est un défi qui doit être pensé de manière globale tant en termes d’accessibilité que d’efficacité économique et environnementale. Il faut donc agir afin de proposer des alternatives crédibles, tant en termes de transports en commun que de transports doux.

Dans ce cadre, le Plan Urbain de Mobilité de Liège, mieux connu sous le nom de PUM, a pour ambition de proposer une vision cohérente de la mobilité pour les 24 communes de l’arrondissement.

Plusieurs propositions ont été formulées et soumises à enquête publique, les citoyens ont donc pu donner leur avis, les conseils communaux ont également eu l’opportunité d’en débattre.

Parmi les propositions que je souhaite porter, il y a :

  • la mise en place d’une nouvelle organisation du travail avec des horaires décalés ;
  • la mise en place d’un titre de paiement multi-transport ;
  • la concrétisation du tram ;
  • le rôle important des lignes suburbaines de la SNCB ;
  • l’encouragement des modes de transport doux (marche, vélo, vélo électrique, etc.) et des nouveaux modes de déplacement (trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards, etc.).

Dans le cadre de la multimodalité et de l’intermodalité, la voiture ne peut cependant pas être totalement bannie. Elle reste le moyen de déplacement majoritaire aujourd’hui et constitue un élément de notre liberté, parfois difficile à remplacer par un autre mode de transport. Cela étant, son usage doit être adapté et combiné avec d’autres modes de transport. Le covoiturage doit aussi pouvoir être développé, le cas échéant au travers d’une politique fiscalement attractive. 

Les pouvoirs publics ont donc un devoir important : penser la mobilité à long terme et favoriser le changement des habitudes.

Une métropole liégeoise durable, cela passe aussi par un aménagement cohérent de son territoire.

Or, ces dernières années, l’on a plutôt vu apparaître un déséquilibre entre les centres urbains d’une part, et leurs périphéries plus rurales d’autre part. En effet, les premiers se sont vus dépeuplés et paupérisés au profit des secondes. Les villes continuent par ailleurs à devoir assumer un ensemble de services, de plus en plus coûteux au profit d’une population de plus en plus précarisée. De leur côté, les communes plus rurales, confrontées à l’augmentation de leur population, doivent aujourd’hui organiser des nouveaux services coûteux, qui ne l’étaient jusqu’à présent que par les villes.

Pour tenter d’enrayer ce phénomène négatif pour le développement harmonieux de la métropole liégeoise dans toute sa diversité urbaine et rurale, les élus locaux liégeois ont développé des schémas de développement territorial, tant à l’échelle de l’arrondissement que de la province, qui permettent d’avoir une vision globale ainsi qu’une stratégie à 20 ans dépassant les intérêts propres à chaque commune et suscitant une coopération supracommunale.

Quatre ambitions, que je partage parfaitement, ont de cette manière pu être définies dans le schéma de développement de l’arrondissement de Liège :

  • La répartition des nouveaux logements pour permettre un rééquilibrage des populations ;
  • La limitation du développement commercial ;
  • La reconversion de zones d’activités économiques actuellement désaffectées ;
  • L’agriculture alternative, la production locale et les circuits courts.

Ces ambitions participent à une utilisation plus rationnelle des ressources publiques, mais elles participent également à la mise en oeuvre d’une réelle politique environnementalement responsable et durable. Pour ne pas être réduits à de belles paroles, ces ambitions doivent être mises en oeuvre concrètement dans les années à venir. C’est un engagement économiquement rationnel, socialement positif et éco-responsable.

Contact

Fabian CULOT

Député wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Chef de groupe MR à Seraing

rue de Fraigneux, 101 - 4100 Seraing
rue Ferrer, 13 - 4100 Seraing

+32 (0) 4 338 10 49
+32 (0) 496 65 76 95

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